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Pensées d’une diététicienne nutritionniste passionnée

Pensées d’une diététicienne nutritionniste  passionnée

J’adore mon métier

Diététicienne nutritionniste passionnée : Je suis contente chaque fois qu’il est question d’alimentation dans les médias.

Un jour à la TV, on parle d’un produit de régime, j’écoute… j’attend l’arnaque. C’est mon métier. Et, en général, il me faut une-demie seconde pour la détecter. Mais il me faut beaucoup, beaucoup de temps pour redescendre de mon énervement. Car lorsque j’imagine les nombreuses personnes qui vont se faire avoir, j’enrage. Je vois déjà le mal-être et la perte financière provoquées par ses fausses promesses. Et puis j’imagine aussi, tout le fric engrangé par ces “entreprises” …alors… Je comprend la nécessité de mon métier. Nécessité de prévention et de réparation. Car ces “entreprises” font des dégâts considérables au corps et à l’estime de sois.

Le lendemain à la radio, crise phytosanitaire! On culpabilise les consommateurs et  SURTOUT on leur fait peur. En tant que diététicienne, je sais comment m’y reconnaître dans la jungle des labels du “manger sain” et du “manger pas cher”. Je sais comment coupler l’ensemble.

Le sur-lendemain dans les journaux, on parle étiquetage nutritionnelle à l’échelle européenne. Je jubile. Super! On harmonise…Sauf qu‘il faut encore être un spécialiste pour en comprendre les subtilités. Une fois de plus, on fais croire aux gens qu’on leur donne la main, on fait des logos colorés… Mais au final il faut encore des professionnels pour les aider à y voir clair. Le droit à manger bon et sainement sans nuire à sa santé me semble essentiel. Alors pourquoi tout rendre compliquer pour les consommateurs.

Je ne reste jamais contente bien longtemps

Je jubile chaque fois que nos gouvernements, nos institutions…TOUTES nos instances dirigeantes en la matière parlent de SANTE PUBLIC, de LA NÉCESSITE DE LA PRÉVENTION et des ACTIONS THÉRAPEUTIQUE MISENT EN PLACE.

Et moi, diététicienne nutritionniste non remboursée par la sécurité sociale donc peu reconnu par le grand public, eh bien j’écoute avidement.

Espérant qu’un mot, une phrase soit prononcée et qu’elle change tout pour nous. Pour NOUS les diététiciens-nutritionnistes. Nous les vrais professionnels de l’alimentation, nous les vrais que notre état français à formé pour PRÉVENIR et SOIGNER notre population.

Cela me donne de l’espoir qu’un jour prochain avec le numéro Adéli que je possède…comme les infirmière, comme les kinésithérapeutes…Un jour, enfin, on face appel à mon corps de métier!

Pour nous permettre d’assurer au mieux ses missions de prévention des maladies liés au surpoids, à l’obésité, permettre aux patients diabétiques d’être suivis en ville, permettre aux familles aux revenus modeste de pouvoir prendre en charge le surpoids d’un enfant, permettre aux personnes âgées d’être encadré pour pallier au risque de dénutrition à leur domicile….Ce manque de remboursement, de prise en charge sous forme de forfaite est un frein à l’accomplissement de nos missions. 

Conclusion “je vous le demande…”:

Diététicienne nutritionniste passionnée  je vois tout ce que mon corps de métier pourrait accomplir, toutes les missions qui nous sont dédiés.

Je vous le demande pourquoi ne pas mettre en place des actions concrètes avec des forfaits de remboursement pour permettre un suivis diététique en ville et à domicile aux personnes les plus vulnérables (de part leurs revenus, leurs pathologies, leurs facteurs de risques…)?